La déontologie

Avec la participation de 

Emmanuelle Chevreau, professeur à l`’Université Paris 2 Panthéon-Assas
Nicolas Warembourg, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et
Nicolas Laurent-Bonne, professeur à l’université d’Auvergne.

Les différentes campagnes politique de ces derniers mois – que ce soit la campagne liée au Brexit, celle relative à l’élection du président des États-Unis, ou l’actuelles campagne présidentielle française – ont pour axe critique l’éthique politique ou la déontologie. Un homme politique, nécessairement partisan, peut-il délibérément mentir pour faire prospérer ses idées ? Peut-il faire coïncider ses intérêts privés avec l’intérêt général qu’il est censé défendre et protéger ? Les différents cas posés par la vie publique nous incitent à nous pencher sur une question juridique fondamentale : tout ce qui n’est pas interdit par la loi est-il autorisé ? Autrement dit, n’y a-t-il pas un principe supérieur à la loi écrite, sur lequel nous devons appuyer nos actions ? La déontologie désignerait ce principe supérieur. Nombre de commissions ou de textes normatifs se sont réunies ou ont été promulgués dans le but de promouvoir la déontologie.

Références :

Bloc-notes :

  • Chiara Frugoni, Le Moyen Âge par ses images, L. D’Azay (trad.), Paris, Les Belles Lettres, 2015.
  • Jean Gaudemet, Les Naissances du droit, Paris, LGDJ, réimp., coll. Anthologies, 2016 (2006).
  • Bretone, Histoire du droit romain, L. Sanchi (trad.), Paris, Delga, 2016.
  • Labourdette, La prudence, Parole et silence, Les Plans-sur-Bex (Suisse), 2016, collection Bibliothèque de la Revue thomiste, « Grand cours de théologie morale », numéro 11.

Références sur le thème de l’émission :

  • Déontologie et droit public, Ph. Blachèr (dir.), Paris, L.G.D.J, 2014
  • Les déontologies des professions du droit : quel avenir ? Droit interne, droit comparé, (ouvrage collectif) Paris, Lamy, 2010.
  • Beignier, J. Villacèque, Droit et déontologie de la profession d’avocat, Paris, Gazette du Palais, 2016
  • Bernabé B., La récusation des juges. Étude médiévale, moderne et contemporaine, Paris, LGDJ, 2009 ; « L’héritage historique de la profession d’avocat. Quelques observations de déontologie comparée », Gazette du Palais, 19 sept. 2007, Doctrine, p. 2-9 ; « Naissance d’une éthique judiciaire à travers la théorie de la récusation des juges (XIIIe-XIVe siècle) », Les justices d’Église dans le Midi (XIe-XVe siècle), Cahiers de Fanjeaux, 42 (2007), p. 343-372 ; « L’argent qui corrompt le juge », MSHDB, Dijon, 65 (2008), p. 135-154 ; « La moralité des juges. Construction doctrinale d’une déontologie (XVIe-XVIIe siècle) : réflexions sur un anachronisme », Droit et mœurs. Implication et influence des mœurs dans la configuration du droit, Journées internationales de la Société d’Histoire du droit (mai 2010), Jaén, 2011, p. 479-509 ; « Liberté et déontologie universitaires : “l’air pénétrant de la critique publique” sur “la corruption innocente” », AJDA, 33, 6 sept. 2014, p. 1904-1911.
  • Conseil Supérieur de la Magistrature, Recueil des obligations déontologiques des magistrats, Paris, Dalloz, 2010.
  • Halpérin (Jean-Louis) (dir.), Avocats et notaires en Europe. Les professions judiciaires et juridiques dans l’histoire contemporaine, Paris, LGDJ, Droit et Société, 19, 1996.
  • Karpik (Lucien), Les avocats. Entre l’État, le public et le marché XIIIe – XXe siècle, Paris, Gallimard, NRF, Bibliothèque des sciences humaines, 1995.
  • Krynen (Jacques), L’état de justice. France, XIIIe – XXe siècle. L’idéologie de la magistrature ancienne, Paris, Gallimard, NRF, Bibliothèque des histoires, tome I, 2009 ; L’état de justice. France, XIIIe – XXe siècle. L’emprise contemporaine des juges , Paris, Gallimard, NRF, Bibliothèque des histoires, tome II, 2012.
  • Moret-Bailly J. et Truchet D., Droit des déontologies, Paris, PUF, 2016