L’accélération du temps de la justice

Invité

Benoît Bastard, directeur de recherche en sociologie au CNRS et auteur d’un ouvrage intitulé Justice ou précipitation (PUR, 2016).

La justice est lente, tel est en tout cas l’un des griefs les plus fréquemment adressés à l’institution judiciaire. Et pourtant, s’il est une révolution à l’œuvre au sein des tribunaux ces vingt dernières années c’est bien celle de leur rapport au temps. Les magistrats sont désormais soumis à de nouveaux impératifs manageriaux. Il s’agit de limiter la durée des enquêtes, de passer rapidement à la phase de jugement, d’accélérer la cadence des audiences. Avec quelles implications ? L’institution judiciaire gagne-t-elle en crédibilité en rendant ses décisions dans la foulée des délits commis? Ou faut-il craindre, à l’inverse, une « routinisation » de la justice, voire une « barémisation » des décisions. Peut-on, au fond, bien rendre la justice lorsqu’on la rend rapidement?

Pour aller plus loin:
Une justice dans l’urgence. Le traitement en temps réel des affaires pénales, B. Bastard et C. Mouhanna, PUF, 2007
Au tribunal des couples, C. Bessières et S. Gollac, rapport de recherche pour la Mission de recherche Droit et justice, 2010.
La justice pénale entre rituel et management, J. Danet, PUR, 2010.
Les alternatives au procès pénal, A. Jacobs, l’Harmattan, 2013.
La justice face à ses réformateurs, (1980-2006), A. Vauchez et L. Willemez, PUF, 2007.
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– Décryptage : Pourquoi continue-t-on à ne transmettre que le nom du père de famille?
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– Chronique de Nicolas Hervieu : La destitution du président, comparaison France/Brésil après le précédent Dilma Rousseff.
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– Une thèse à l’honneur : « Les fondements du droit international privé européen de la famille« , par Lukas Rass-Masson

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