L’élection

Avec la participation de 

Emmanuelle Chevreau, professeur à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas
Nicolas Laurent-Bonne, professeur à l’université d’Auvergne et
Nicolas Warembourg, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Nous arrivons aujourd’hui au bout d’un long cycle électoral à huit tours : deux élections primaires à deux tours, une élection présidentielle à deux tours, une élection législative à deux tours. La 5 e République connaît son 8 e président et aborde sa 15 e législature. Vous remarquerez que le thème est proposé au singulier : l’élection. Nous avions initialement songé au pluriel : les élections. Mais ce pluriel nous a vite semblé trop spécifique : il sous-entend que l’on s’en tienne à la description plus ou moins fine des mécanismes de désignation de la représentation politique. Pour passer outre cette difficulté, nous avons envisagé de traiter de « l’élu » – manière de remplacer la méthode par l’objet. Mais cela introduisait une dimension mystique qui, bien qu’intéressante, nous aurait conduits trop loin. Par ailleurs il ne nous paraissait pas possible de ne pas traiter de méthode. Aussi le recours au singulier nous a-t- il paru le meilleur moyen de gommer les inconvénients d’une démarche trop descriptive tout en traitant du principe même de l’élection, dans sa nature comme dans son régime.

« Petit manuel de campagne électorale », Lettre de Quintus à son frère Marcus, Cicéron, Correspondance, Tome 1, p. 80 et suivantes (éditions Les Belles Lettres).
Quintus CICÉRON, Lettre à mon frère pour réussir en politique , Les Belles lettres, 2012.

M. Ioannatou, Affaires d’argent dans la correspondance de Cicéron, éd. De Boccard, 2006. C. Nicolet, Le métier de citoyen romain dans la Rome antique, Paris, 1976.
M. Jehne, « Le système électoral des Romains et le désespoir des candidats », in RHD 87, 2009, p. 495-513.

Virginie HOLLARD, Le rituel du vote. Les assemblées du peuple romain, CNRS éditions,  2010.
E. Deniaux, « De l’ambitio à l’ambitus : les lieux de la propagande et corruption électorale à la fin de la République », in L’Urbs, École Française de Rome, 1987, vol. 98, p. 279-304.