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Résumé de l'épisode

Résumé de l’épisode

140 centimètres de hauteur, 15 de largeur, une figure oblongue en bronze poli, brillante d’une couleur dorée. Qu’est donc cet objet? Un grand couteau, une hélice d’avion, un mixeur industriel… Multitudes de réponses sont possibles, mais, de la même façon que certains peinent à reconnaitre comme « musique », La Mariée mise à nu par ses célibataires même ». Erratum musical, une composition sonore de Marcel Duchamp, pour les fonctionnaires des douanes des Etats-Unis de la décennie de 1920, l’objet de Brancusi n’est certainement pas une sculpture, ni tout autre forme d’oeuvre d’art.

Une confrontation pour décider de ce qu’est cet objet vient de commencer, une confrontation qui marquera l’histoire.

Vous avez entendu

Générique « L’art au parloir », Leobardo Arango, 2020

« La Mariée mise à nu par ses célibataires même ». Erratum musical, composée en 1914 par Marcel Duchamp, et interprété par Donald Knaack. Album « John Cage & Marcel Duchamp / Donald Knaack ‎–John Cage & Marcel Duchamp » Atlantic Studios, 1997.

« West End Blues » Composée par Joe « King » Oliver, interpretée par Louis Armstrong and His Hot Five, sortie en 1928, Brunswick Records.

 L’Oiseau de feu » composé par Igor Stravinsky en 1910, interpreté par la  Chicago Symphony Orchestra sous la direction de Pierre Boulez, Deutsche Grammophon, 1993. 

« Prelude – La colombe » composé en 1928 par Olivier Messiaen et interpreté au piano par Katarzyna Musial, Album Katarzyna Musial: Come Dance with Me, Meridian 2013

« Music for Marcel Duchamp » de Jhon Cage, composée en 1947. Album « John Cage – Nada Kolundžija ‎– Sonatas and Interludes / Music for Marcel Duchamp – Prepared Piano », interpreté par Nada Kolundžija, sous le label Odličan hrčak doo, 1981

Pour aller plus loin

Nathalie Heinich, « C’est un oiseau ! » Brancusi vs États-Unis, ou quand la loi définit l’art. In: Droit et société, n°34, 1996. Justice et Politique (I) pp. 649-672; doi : https://doi.org/10.3406/dreso.1996.1390 https://www.persee.fr/doc/dreso_0769-3362_1996_num_34_1_1390

http://www.helsell.com/wp-content/uploads/Art-A-Brief-Retrospective-on-the-Legal-Term.pdf

Tamara Mann, THE BROUHAHA: WHEN THE BIRD BECAME ART AND ART BECAME ANYTHING

Arthur Danto, La transfiguration du banal, paru en 1981, traduit en 1989, editorial Seuil, 1989.

Céline Delavaux et Marie-Hélène Vignes, Les Procès de l’art:  Petites Histoires de l’art et grandes affaires de droit, editorial Palettes, 2013

Conception et réalisation

Léa Delion et Leobardo Arango

Coordination

Camille Blumberg

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Dans le cadre de ce cours, elle amène les étudiants à décentrer leur regard sur les enseignements juridiques traditionnels afin de rechercher dans une discipline artistique (la littérature, les arts visuels, l’architecture…) les thématiques juridiques sous-jacentes.

Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

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Pour aller plus loin :
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• Richard Fleischer, rétrospective 2024, La Cinémathèque française
• Olivier Père, Richard Fleischer, les fantastiques années 70, Arte.tv, 21 septembre 2012
• Nicolas Tellop, Richard Fleischer, une œuvre, Marest éditeur, 2021, coll. Essais

Vous avez entendu :
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Dans le cadre de ce cours, elle amène les étudiants à décentrer leur regard sur les enseignements juridiques traditionnels afin de rechercher dans une discipline artistique (la littérature, les arts visuels, l’architecture…) les thématiques juridiques sous-jacentes.

Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

Ce deuxième épisode est consacré à la réification des individus.

Pour aller plus loin :
• Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)
• Richard Fleischer : un grand hollywoodien, rétrospective 2006, La Cinémathèque française
• Richard Fleischer, rétrospective 2024, La Cinémathèque française
• Olivier Père, Richard Fleischer, les fantastiques années 70, Arte.tv, 21 septembre 2012
• Nicolas Tellop, Richard Fleischer, une œuvre, Marest éditeur, 2021, coll. Essais

Vous avez entendu :
• Extraits du film Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)

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Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

Ce premier épisode est consacré à l’analyse du paradis perdu.

Pour aller plus loin :
• Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)
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