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Résumé de l'épisode

La 28ème Conférence des Parties sur le Climat, dite COP28, est certainement la COP de tous les paradoxes.

Paradoxe de la taille d’abord, puisqu’elle rassemble une centaine de milliers de personnes : délégués de 198 pays, ONG, journalistes, scientifiques, industriels, lobbyistes ou encore financiers.

Paradoxe du lieu ensuite, puisqu’elle se tient à Dubaï aux Émirats arabes unis, ville du gigantisme, du shopping, perçue comme l’antithèse de la sobriété et souvent pointée du doigt comme un haut lieu de criminalité financière et de violations des droits humains.

Paradoxe de sa présidence enfin, qui revient au Sultan Ahmed Al-Jaber, également patron de la compagnie nationale pétrolière émiratie, menant certains commentateurs à surnommer cette COP, la COP pétrole.

Dans cet épisode, Magali Lafourcade échange avec Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement qui, depuis Dubaï, fait le point sur ce qui est attendu de cette COP, l’ambiance qui y règne et les enjeux qui s’y jouent.

 

Vous avez entendu

• Des témoignages de militants associatifs de grandes ONG internationales

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Animation

Michel Forst, Magali Lafourcade

Réalisation

Leobardo Arango

Production

Amicus radio

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11 décembre 2023 | L'art au parloir (Arts)

La sous-série Art, droit et environnement s’achève ici.

Dix mois de travail n’auront pas suffi à déterminer un panorama clair sur l’imbrication de ces trois thématiques. Chaque pan présente une telle complexité que cela rend difficile de les déceler séparément pour ainsi obtenir une once de certitude sur les caractéristiques de leur imbrication.

En ce qui concerne l’environnement, nous avons donné comme acquis les prémisses utilisés par les acteurs, experts et par nos interlocuteurs, même si elles pouvaient être contradictoires entre elles. 

En ce qui concerne le dénommé « art écologique », le terme, pour désigner ce type de création, est lui-même remis constamment en question, sans parler de son contenu. 

Finalement, en ce qui concerne le droit de l’environnement, nous verrons que nous avons fait des bonds entre frustration et résignation face à la complexité d’une thématique qui bouscule le droit positif et semble rendre insaisissable le sujet dans sa totalité. 

Merci à tous les experts, amis, oreilles attentives, à toutes les visites guidées, aux musées, aux fondations, aux collectionneurs de nous avoir permis de réaliser cette sous-série passionnante et inspirante. 

Les différentes catégories de défenseurs de l’environnement

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La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme rappelle le droit à chacun à promouvoir et défendre les droits humains et le devoir des États de les protéger.

Pourtant, à travers le monde, les défenseurs de l’environnement sont régulièrement la cible d’États et d’acteurs privés qui tentent de décourager, discréditer et d’entraver leurs actions concrètes.

Pour la seule année 2022, l’organisation internationale Global Witness dénombre 177 défenseurs environnementaux assassinés, soit un assassinat tous les deux jours.

Les rapports des Nations Unies révèlent par ailleurs que les femmes, les enfants et les populations autochtones engagés dans des luttes environnementales sont particulièrement vulnérables à ces menaces.

Pourquoi ? À quelles menaces font-ils face et comment les en protéger ?

Dans ce nouvel épisode d’UniTerre, Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement et Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH, reviennent sur les différentes catégories des défenseurs de l’environnement, les risques particuliers qui pèsent sur eux, et les mesures spécifiques mises en place pour les protéger.

Vous avez entendu :
• Deux militantes éco-féministes du Bassin du Congo et du Salvador

Activistes du climat et désobéissance civile

12 octobre 2023 | UNiTerre (Environnement)

On peut considérer que la qualité de la vie démocratique se jauge à l’étendue des canaux légaux de contestation. Dès lors, sous quelles conditions les actions de désobéissance civile pourraient-elle être légitimes ?

Cette question est loin d’être théorique, puisque les actions de désobéissance civile se multiplient, en Europe, comme dans le monde. Ce foisonnement d’actions en marge de la légalité et leurs modalités suscitent parfois l’admiration, mais aussi bien souvent l’incompréhension, voire le rejet.

Elles entrent pourtant en résonance avec des combats passés qui, avec succès, sont parvenus à dénoncer des lois injustes et à susciter des progrès pour les droits de toutes et tous.

Que l’on pense aux actions du mouvement suffragiste au Royaume Uni, à Rosa Parks refusant de céder sa place dans un bus de l’Amérique ségréguée, ou aux 343 femmes françaises qui ont affirmé sur la place publique avoir avorté, on distingue bien la tension entre légitimité et licéité, entre actions individuelles et collectives. Et on mesure aussi le long cheminement pour que, dans la non-violence, des changements profonds surviennent.

On en parle avec Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement,  et Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH.

Vous avez entendu :

• Indigo Rumbalow, activiste Just Stop Oil sur les principes qui guident le choix d’action de désobéissance civile
• The Clock, Thom Yorke, The Eraser, 2006

Justice climatique et environnementale

10 octobre 2023 | UNiTerre (Environnement)

Le 29 mars 2023, l’Assemblée Générale des Nations unies a adopté une résolution qualifiée par beaucoup d’historique pour clarifier les obligations des États dans la lutte contre le changement climatique. Cette résolution a pu être adoptée après une mobilisation très intense à l’initiative des îles Vanuatu, en première ligne des effets dévastateurs du changement climatique. Elle vise à donner mandat à la Cour internationale de justice de préciser dans un avis les obligations qui incombent aux États dans la protection du système climatique pour les générations présentes et futures.

Cette résolution n’aurait pas pu voir le jour si un mouvement de très grande ampleur ne s’était pas déployé, de façon décentralisée, à l’échelon des juridictions nationales de première instance. Il s’agit du développement des contentieux climatiques et environnementaux.

Pour en parler, Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH, reçoit Camila Perruso, Maîtresse de conférence à l’Université Paul Valéry, Montpellier III, qui a consacré sa thèse de doctorat au « droit à un environnement sain en droit international ».

Vous avez entendu :

• John Knox, professeur de droit international à l’Université de Wake Forest, en Caroline du Nord, et premier expert indépendant sur les droits de l’homme et de l’environnement nommé par le Conseil des droits de l’homme en 2012