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La Justice à l’oeil, le droit saisi par le cinéma.

Depuis nombre d’années, les citoyens sont intéressés par la justice, les institutions et leur fonctionnement. Ayant accès à diverses sources écrites et audiovisuelles, leurs interrogations et réflexions s’en trouvent accrues.

En la matière, les films de fiction et documentaires constituent une ressource propre à rendre compréhensibles des questions théoriques et à permettre aux justiciables, citoyens administrés ou aux étudiants et de participer aux débats en cours.

Au cours de cette émission, nous envisagerons les représentations des questions judiciaires, juridiques et politiques via des extraits de films de toutes époques et cinématographies avec des invités issus des professions juridiques, des spécialistes du cinéma et des universitaires travaillant dans une perspective Droit et cinéma ».

Une émission créée par Barbara Villez, animée par Magalie Flores-Lonjou et produite par Amicus radio.

Thématique

Cinéma

Musique originale

Didier Riey

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Magalie Flores-Lonjou est maître de conférences habilitée à diriger des recherches à la faculté de droit de l’Université de La Rochelle. Ses travaux sont relatifs à la représentation cinématographique des questions juridiques, judiciaires et politiques. Dans ce cadre, elle a co-publié plusieurs articles et ouvrages, dont E. Épinoux, V. Lefebve et M. Flores-Lonjou (dir.), « Frontière(s) au cinéma », Paris : Mare et Martin, coll. Droit et cinéma, mai 2019 ; M. Flores-Lonjou, « La vulnérabilité des femmes en politique : pistes cinématographiques », in dossier « Vulnérabilités » coordonné par S. Travers de Faultrier, « Cahiers de la justice », 2019/4, p. 705-715 ; M. Flores-Lonjou, « L’art cinématographique, un art adulte ? Ou la représentation du sexe à l’écran » in Olivier Dubos (dir.), « Mélanges en l’honneur de Bernard Pacteau ». Cinquante ans de contentieux publics, Mare et Martin, 2018, coll. Liber Amicorum, p. 281-297 ; M. Flores-Lonjou (dir.), Le travail, entre droit et cinéma, préface d’A. Supiot,
Rennes : PUR, octobre 2012, coll. L’univers des normes ; M. Flores-Lonjou et L. Miniato, « De la permanence de l’Etat à sa déréliction : L’exercice de l’Etat de Pierre Schoeller (France, 2011) », « Jurisprudence. Revue critique », vol. 3, 2012, p. 115-125.

Elle est membre de comités de rédaction (Law and Visual Jurisprudence, Springer ; Images du Travail/Travail des Images : http://itti.hypotheses.org/), codirige la collection Droit & Cinéma chez l’éditeur Mare et Martin, coanime le Blog Droit et cinéma : http://lesmistons.typepad.com/ et le compte Twitter @DroitEtCinema

épisodes précédents

À la découverte de 4 procès dans l’oeuvre de Douglas Sirk | L’aveu (3/5)

Adapté d’un roman de Tchekhov, Partie de chasse, L’aveu/Summer Storm est le deuxième film réalisé en 1944 aux États-Unis par Douglas Sirk. Situé à la fois dans la Russie Tsariste et après la révolution bolchévique, il s’agit d’un drame de la passion dans un monde en décomposition, un film profondément pessimiste sur la nature humaine où le juge Fedor Petrov est interprété par George Sanders, acteur britannique né à St Pétersbourg en 1906.

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À la découverte de 4 procès dans l’oeuvre de Douglas Sirk | Paramatta, bagne de femmes (2/5)

Situé durant l’Angleterre victorienne, Paramatta, bagne de femmes/Zu Neuen Ufern (All., 1937) a pour héroïne, Gloria Vane (Zarah Leander), une chanteuse qui fait scandale dans un théâtre londonien. Ayant une liaison avec un aristocrate désargenté, Albert Finsbury, qui falsifie un chèque afin de couvrir ses dettes avant son départ comme capitaine en Australie, elle s’accuse et est condamnée à sept années de déportation au bagne de Paramatta, à Sydney.

Ce deuxième épisode est l’occasion d’assister à un procès tout à la fois de classes (les chanteuses et actrices assimilées à des prostituées vs la société aristocratique ruinée et la bourgeoisie capitaliste triomphante) et de moralité (par le procureur, le président de la juridiction et les jurés).

C’est l’occasion d’évoquer l’actrice Zarah Leander, le pendant de Marlene Dietrich et Greta Garbo pour la UFA, et une réalisation d’Alfred Hitchcock, Les amants du Capricorne.

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À la découverte de 4 procès dans l’oeuvre de Douglas Sirk | Les débuts de Douglas Sirk/Detlef Sierck (1/5)

Auteur d’un ouvrage consacré à Douglas Sirk, Jean-Loup Bourget nous présente la vie et la carrière de ce cinéaste hollywoodien, connu pour ses mélodrames.

En effet, avant de s’exiler aux États-Unis, Detlef Sierck a été un metteur en scène de théâtre reconnu, puis a rejoint en 1934 la UFA, la plus importante société de production cinématographique allemande, qui jouissait encore d’une relative autonomie malgré le pouvoir nazi, avant de se décider à quitter le pays à la fin 1937.

La neuvième symphonie/Schlussakkord/Accord final, réalisé en 1936, est la préfiguration non seulement des allers-retours du cinéaste entre l’Allemagne et les États-Unis, mais aussi des grands thèmes sirkiens à venir (l’amour, la fatalité, le désespoir, le suicide), qui nous permet d’assister à un procès dans l’Allemagne de son époque.

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La justice au cinéma par Thibault de Ravel d’Esclapon | Le système judiciaire étasunien : l’avocat (3/3)

Grâce à Frank Galvin (Paul Newman) et Ed Concannon (James Mason), les avocats des deux parties (Deborah Ann Kaye vs l’archevêché de Boston), nous pénétrons dans les arcanes des interrogatoires croisés (cross examination) propres à la procédure accusatoire et aux moyens déployés, au cours du procès et en dehors, par chaque partie pour faire triompher son point de vue. Les éclairages judiciaires et esthétiques fournis par Thibault de Ravel d’Esclapon sont utiles pour la compréhension de cette quête de justice, malgré les aléas.

Vous avez entendu :
• Extraits du film Le Verdict réalisé par Sidney Lumet, É.-U., 1982

Pour aller plus loin :
• Thibault de Ravel d’Esclapon, La justice au cinéma, Lefebvre Dalloz 2023
• Sidney Lumet, 12 Angry Men/Douze hommes en colère (É.-U., 1957)  
• Sidney Lumet, The Verdict/Le Verdict (É.-U., 1982)    
• La Cinémathèque française, Rétrospective 2007 : Sidney Lumet, le pouvoir et la loi
• Fabien Baumann, « La scène de procès chez Lumet », Positif n° 689-690, juillet-août 2018, p. 50-53
• Ghislain Benhessa, « Jurisprudence Sidney Lumet », Positif n° 712, juin 2020, p. 88-92
• Christian Viviani dir., « Dossier : Le grand théâtre du monde de Sidney Lumet », Positif n° 734, avril 2022, p. 90-112

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La justice au cinéma par Thibault de Ravel d’Esclapon | Le système judiciaire étasunien : le jury (2/3)

En Common Law, le jury occupe une place importante au sein du procès pénal. Si dans 12 Angry Men/Douze hommes en colère (É.-U., 1957), Sidney Lumet expose les méandres de la réflexion collective, en plongeant le spectateur dans le huis-clos surchauffé de la salle des délibérés et les arguments échangés notamment par le juré n°8 (Henry Fonda), il choisit de ne présenter que le résultat du vote dans The Verdict/Le Verdict (É.-U., 1982). 

Dans ce deuxième épisode, Thibault de Ravel d’Esclapon décortique toute la subtilité procédurale et cinématographique des films de Sidney Lumet, au service d’un idéal de justice.

Vous avez entendu :
• Extraits du film Douze hommes en colère réalisé par Sidney Lumet, É.-U., 1957

Pour aller plus loin :
• Thibault de Ravel d’Esclapon, La justice au cinéma, Lefebvre Dalloz 2023
• Sidney Lumet, 12 Angry Men/Douze hommes en colère (É.-U., 1957)  
• Sidney Lumet, The Verdict/Le Verdict (É.-U., 1982)    
• La Cinémathèque française, Rétrospective 2007 : Sidney Lumet, le pouvoir et la loi
• Fabien Baumann, « La scène de procès chez Lumet », Positif n° 689-690, juillet-août 2018, p. 50-5
• Ghislain Benhessa, « Jurisprudence Sidney Lumet », Positif n° 712, juin 2020, p. 88-92
• Christian Viviani dir., « Dossier : Le grand théâtre du monde de Sidney Lumet », Positif n° 734, avril 2022, p. 90-112

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La justice au cinéma par Thibault de Ravel d’Esclapon | La place du cinéma dans la vie d’un juriste (1/3)

À l’occasion de la parution, à l’automne 2023 aux éditions Lefebvre Dalloz, de l’ouvrage de Thibault de Ravel d’Esclapon, La justice au cinéma, l’auteur est interrogé sur sa passion du 7ème art et sa mobilisation dans les cours qu’il dispense, notamment en droit comparé.

Affectionnant les films de procès et particulièrement ceux de Sidney Lumet, la discussion va s’engager autour de deux de ses réalisations : 12 Angry Men/Douze hommes en colère (É.-U., 1957) et The Verdict/Le Verdict (É.-U., 1982). Nous allons ainsi mieux comprendre la procédure accusatoire en vigueur aux États-Unis, la règle du précédent, le rôle des parties et de leur conseil, la place dévolue au magistrat dans une double approche judiciaire et esthétique.

Vous avez entendu :
• Extraits du film The Verdict/Le Verdict réalisé par Sidney Lumet, É.-U., 1982

Pour aller plus loin :
• Thibault de Ravel d’Esclapon, La justice au cinéma, Lefebvre Dalloz 2023
• Sidney Lumet, 12 Angry Men/Douze hommes en colère (É.-U., 1957)  
• Sidney Lumet, The Verdict/Le Verdict (É.-U., 1982)    
• La Cinémathèque française, Rétrospective 2007 : Sidney Lumet, le pouvoir et la loi
• Fabien Baumann, « La scène de procès chez Lumet », Positif n° 689-690, juillet-août 2018, p. 50-53
• Ghislain Benhessa, « Jurisprudence Sidney Lumet », Positif n° 712, juin 2020, p. 88-92
• Christian Viviani dir., « Dossier : Le grand théâtre du monde de Sidney Lumet », Positif n° 734, avril 2022, p. 90-112

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Soylent Green de Richard Fleischer : regards d’étudiants (3/3)

Comment faire découvrir aux étudiants juristes les liens qui existent entre le droit et les arts ? C’est l’objet du cours « Droit et culture » dispensé par Diana Villegas aux étudiants du collège de droit, en deuxième année de licence à l’université Paris-Panthéon-Assas.

Dans le cadre de ce cours, elle amène les étudiants à décentrer leur regard sur les enseignements juridiques traditionnels afin de rechercher dans une discipline artistique (la littérature, les arts visuels, l’architecture…) les thématiques juridiques sous-jacentes.

Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

Ce troisième et dernier épisode est consacré au régime totalitaire corrompu.

Pour aller plus loin :
• Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)
• Richard Fleischer : un grand hollywoodien, rétrospective 2006, La Cinémathèque française
• Richard Fleischer, rétrospective 2024, La Cinémathèque française
• Olivier Père, Richard Fleischer, les fantastiques années 70, Arte.tv, 21 septembre 2012
• Nicolas Tellop, Richard Fleischer, une œuvre, Marest éditeur, 2021, coll. Essais

Vous avez entendu :
• Extraits du film Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)

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Soylent Green de Richard Fleischer : regards d’étudiants (2/3)

Comment faire découvrir aux étudiants juristes les liens qui existent entre le droit et les arts ? C’est l’objet du cours « Droit et culture » dispensé par Diana Villegas aux étudiants du collège de droit, en deuxième année de licence à l’université Paris-Panthéon-Assas.

Dans le cadre de ce cours, elle amène les étudiants à décentrer leur regard sur les enseignements juridiques traditionnels afin de rechercher dans une discipline artistique (la littérature, les arts visuels, l’architecture…) les thématiques juridiques sous-jacentes.

Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

Ce deuxième épisode est consacré à la réification des individus.

Pour aller plus loin :
• Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)
• Richard Fleischer : un grand hollywoodien, rétrospective 2006, La Cinémathèque française
• Richard Fleischer, rétrospective 2024, La Cinémathèque française
• Olivier Père, Richard Fleischer, les fantastiques années 70, Arte.tv, 21 septembre 2012
• Nicolas Tellop, Richard Fleischer, une œuvre, Marest éditeur, 2021, coll. Essais

Vous avez entendu :
• Extraits du film Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)

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Soylent Green de Richard Fleischer : regards d’étudiants (1/3)

Comment faire découvrir aux étudiants juristes les liens qui existent entre le droit et les arts ? C’est l’objet du cours « Droit et culture » dispensé par Diana Villegas aux étudiants du collège de droit, en deuxième année de licence à l’université Paris-Panthéon-Assas.

Dans le cadre de ce cours, elle amène les étudiants à décentrer leur regard sur les enseignements juridiques traditionnels afin de rechercher dans une discipline artistique (la littérature, les arts visuels, l’architecture…) les thématiques juridiques sous-jacentes.

Grâce à une méthodologie interdisciplinaire et divers travaux pédagogiques, ils se trouvent confrontés à une œuvre et doivent en restituer le double apport juridique et esthétique.

Le cinéma étant un médium de choix, deux groupes d’étudiants (Sarah Olivier, Lucas Laffaye-Cauhapé, Elias Abed, Lucie Duquesne, Isabelle Fiani, Galileo Bajard) se sont intéressés, durant l’année universitaire 2022-2023, au film d’anticipation Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973).

Ce premier épisode est consacré à l’analyse du paradis perdu.

Pour aller plus loin :
• Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)
• Richard Fleischer : un grand hollywoodien, rétrospective 2006, La Cinémathèque française
• Richard Fleischer, rétrospective 2024, La Cinémathèque française
• Olivier Père, Richard Fleischer, les fantastiques années 70, Arte.tv, 21 septembre 2012
• Nicolas Tellop, Richard Fleischer, une œuvre, Marest éditeur, 2021, coll. Essais

Vous avez entendu :
• Extraits du film Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer (États-Unis, 1973)

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Retour sur le documentaire de Marie-Francine Le Jalu : Droit dans les yeux (3/3)

Qu’est-ce que le droit ? Qu’est-ce que la justice ?

Pour tenter de répondre à ces questions, la documentariste Marie-Francine Le Jalu a posé sa caméra et son micro dans le bureau de la clinique juridique de l’Université Paris 8 où se retrouvent un binôme d’étudiants face à des justiciables en mal de conseils juridiques. De ces rencontres inopinées, mais toujours fructueuses, un film documentaire est né, Droit dans les yeux, qu’analysent en duo la réalisatrice et l’ancien étudiant, depuis devenu avocat, Antoine Deflandre.

Dans ce troisième épisode, retour à l’essentiel : qu’est-ce que le droit ? Qu’est-ce que la justice ?

Pour aller plus loin :
• « Droit dans les yeux » : Un film et un cycle de conférences. Marie Depay, Village de la justice, novembre 2022
• « Droit dans les yeux » : la justice filmée loin des prétoires, Maroussia Dubreuil, Le Monde, 1er février 2023
• Gilles Deleuze, L’image-mouvement. Cinéma 1, Paris, Les Editions de Minuit, 1983, coll. Critique.
• Gilles Deleuze, L’image-temps. Cinéma 2, Paris, Les Editions de Minuit, 1985, coll. Critique.
• Eyes Wide Shut, Stanley Kubrick, États-Unis/Royaume-Uni, 1999
• Les plaisirs de la chair, Nagisa Oshima, Japon, 1965
• L’anguille, Shohei Imamura, Japon, 1997

Vous avez entendu :
• Extraits du film-documentaire « Droit dans les yeux » de Marie-Francine Le Jalu, France, 2020

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Retour sur le documentaire de Marie-Francine Le Jalu : Droit dans les yeux (2/3)

Qu’est-ce que le droit ? Qu’est-ce que la justice ?

Pour tenter de répondre à ces questions, la documentariste Marie-Francine Le Jalu a posé sa caméra et son micro dans le bureau de la clinique juridique de l’Université Paris 8 où se retrouvent un binôme d’étudiants face à des justiciables en mal de conseils juridiques. De ces rencontres inopinées, mais toujours fructueuses, un film documentaire est né, Droit dans les yeux, qu’analysent en duo la réalisatrice et l’ancien étudiant, depuis devenu avocat, Antoine Deflandre.

Dans ce deuxième épisode, c’est le rôle des étudiants cliniciens face aux justiciables qui est analysé.

Pour aller plus loin :
• « Droit dans les yeux » : Un film et un cycle de conférences. Marie Depay, Village de la justice, novembre 2022
• « Droit dans les yeux » : la justice filmée loin des prétoires, Maroussia Dubreuil, Le Monde, 1er février 2023
• Gilles Deleuze, L’image-mouvement. Cinéma 1, Paris, Les Editions de Minuit, 1983, coll. Critique.
• Gilles Deleuze, L’image-temps. Cinéma 2, Paris, Les Editions de Minuit, 1985, coll. Critique.
• Eyes Wide Shut, Stanley Kubrick, États-Unis/Royaume-Uni, 1999
• Les plaisirs de la chair, Nagisa Oshima, Japon, 1965
• L’anguille, Shohei Imamura, Japon, 1997

Vous avez entendu :
• Extraits du film-documentaire « Droit dans les yeux » de Marie-Francine Le Jalu, France, 2020

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Retour sur le documentaire de Marie-Francine Le Jalu : Droit dans les yeux (1/3)

Qu’est-ce que le droit ? Qu’est-ce que la justice ?

Pour tenter de répondre à ces questions, la documentariste Marie-Francine Le Jalu a posé sa caméra et son micro dans le bureau de la clinique juridique de l’Université Paris 8 où se retrouvent un binôme d’étudiants face à des justiciables en mal de conseils juridiques. De ces rencontres inopinées, mais toujours fructueuses, un film documentaire est né, Droit dans les yeux, qu’analysent en duo la réalisatrice et l’ancien étudiant, depuis devenu avocat, Antoine Deflandre.

Dans ce premier épisode, c’est la fabrication du documentaire qui est questionnée.

Pour aller plus loin :
• « Droit dans les yeux » : Un film et un cycle de conférences. Marie Depay, Village de la justice, novembre 2022
• « Droit dans les yeux » : la justice filmée loin des prétoires, Maroussia Dubreuil, Le Monde, 1er février 2023
• Gilles Deleuze, L’image-mouvement. Cinéma 1, Paris, Les Editions de Minuit, 1983, coll. Critique.
• Gilles Deleuze, L’image-temps. Cinéma 2, Paris, Les Editions de Minuit, 1985, coll. Critique.
• Eyes Wide Shut, Stanley Kubrick, États-Unis/Royaume-Uni, 1999
• Les plaisirs de la chair, Nagisa Oshima, Japon, 1965
• L’anguille, Shohei Imamura, Japon, 1997

Vous avez entendu :
• Extraits du film-documentaire « Droit dans les yeux » de Marie-Francine Le Jalu, France, 2020

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Anatomie d’une chute de Justine Triet : regards de spectateurs (1/3)

Lauréat de la palme d’or au 76ème festival de Cannes le 28 mai 2023, le film de Justine Triet, Anatomie d’une chute, a été présenté en avant-première au Festival la Rochelle cinéma le 3 juillet 2023, avant sa sortie en salles le 23 août. 

Le couple formé par les écrivains Sandra Voyter (Sandra Hüller) et Samuel (Samuel Theis) vivait depuis un an à la montagne, en compagnie de leur fils Daniel (Milo Machado Graner), malvoyant âgé de 11 ans et de son chien. L’époux retrouvé mort au pied du chalet (chute accidentelle, suicide ou homicide ?), une enquête a été ouverte et Sandra mise en examen jusqu’au procès d’assises qui s’en est suivi.

L’enquête judiciaire et le procès ont pour objet de rechercher les éléments propres à établir le déroulé des évènements, les causalités et au final la culpabilité ou non de l’accusée. Cette vérité judiciaire, qui s’appuie sur des régimes de parole multiples (langues française et anglaise, prose de l’écrivaine, exposés des experts, conversations enregistrées, arguments de l’avocat général, contre-arguments de l’avocat de la défense), à laquelle le verdict parvient ne reflète pas forcément la vérité des sentiments, des relations au sein du couple, et les jurés (tout comme les spectateurs) ont la délicate tâche de forger leur intime conviction après cette autopsie du couple.

Le lendemain de la projection, trois spectateurs se sont relayés au micro d’Amicus radio pour nous livrer chacun leur vision du film.

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Anatomie d’une chute de Justine Triet : regards de spectateurs (2/3)

Lauréat de la palme d’or au 76ème festival de Cannes le 28 mai 2023, le film de Justine Triet, Anatomie d’une chute, a été présenté en avant-première au Festival la Rochelle cinéma le 3 juillet 2023, avant sa sortie en salles le 23 août. 

Le couple formé par les écrivains Sandra Voyter (Sandra Hüller) et Samuel (Samuel Theis) vivait depuis un an à la montagne, en compagnie de leur fils Daniel (Milo Machado Graner), malvoyant âgé de 11 ans et de son chien. L’époux retrouvé mort au pied du chalet (chute accidentelle, suicide ou homicide ?), une enquête a été ouverte et Sandra mise en examen jusqu’au procès d’assises qui s’en est suivi.

L’enquête judiciaire et le procès ont pour objet de rechercher les éléments propres à établir le déroulé des évènements, les causalités et au final la culpabilité ou non de l’accusée. Cette vérité judiciaire, qui s’appuie sur des régimes de parole multiples (langues française et anglaise, prose de l’écrivaine, exposés des experts, conversations enregistrées, arguments de l’avocat général, contre-arguments de l’avocat de la défense), à laquelle le verdict parvient ne reflète pas forcément la vérité des sentiments, des relations au sein du couple, et les jurés (tout comme les spectateurs) ont la délicate tâche de forger leur intime conviction après cette autopsie du couple.

Le lendemain de la projection, trois spectateurs se sont relayés au micro d’Amicus radio pour nous livrer chacun leur vision du film. Dans cet épisode, Magalie Flores Lonjou reçoit Laurent Vidal, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de La Rochelle, président du centre Intermondes-ethnopôle Humanités océanes.

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Anatomie d’une chute de Justine Triet : regards de spectateurs (3/3)

Lauréat de la palme d’or au 76ème festival de Cannes le 28 mai 2023, le film de Justine Triet, Anatomie d’une chute, a été présenté en avant-première au Festival la Rochelle cinéma le 3 juillet 2023, avant sa sortie en salles le 23 août. 

Le couple formé par les écrivains Sandra Voyter (Sandra Hüller) et Samuel (Samuel Theis) vivait depuis un an à la montagne, en compagnie de leur fils Daniel (Milo Machado Graner), malvoyant âgé de 11 ans et de son chien. L’époux retrouvé mort au pied du chalet (chute accidentelle, suicide ou homicide ?), une enquête a été ouverte et Sandra mise en examen jusqu’au procès d’assises qui s’en est suivi.

L’enquête judiciaire et le procès ont pour objet de rechercher les éléments propres à établir le déroulé des évènements, les causalités et au final la culpabilité ou non de l’accusée. Cette vérité judiciaire, qui s’appuie sur des régimes de parole multiples (langues française et anglaise, prose de l’écrivaine, exposés des experts, conversations enregistrées, arguments de l’avocat général, contre-arguments de l’avocat de la défense), à laquelle le verdict parvient ne reflète pas forcément la vérité des sentiments, des relations au sein du couple, et les jurés (tout comme les spectateurs) ont la délicate tâche de forger leur intime conviction après cette autopsie du couple.

Le lendemain de la projection, trois spectateurs se sont relayés au micro d’Amicus radio pour nous livrer chacun leur vision du film. Dans cet épisode, Magalie Flores Lonjou reçoit Valérie Lambert, journaliste indépendante, RCF radio et figurante dans la partie du film tournée dans la salle des assises du Tribunal judiciaire de Saintes (Charente-Maritime) du 19 avril au 4 mai 2022.

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Quelle vérité pour La Vérité de Clouzot ? (2/2)

La Vérité, d’Henri-Georges Clouzot est un film palimpseste dans lequel résonne tout à la fois l’affaire Pauline Dubuisson, condamnée en novembre 1953 aux travaux forcés à perpétuité pour l’assassinat de son ancien amant Félix Bailly, la vie privée de l’actrice Brigitte Bardot aux prises avec les multiples couvertures médiatiques, son interprétation du rôle de Dominique Marceau, jugée pour avoir tué son ancien amant Gilbert Tellier (Sami Frey), et les réflexions du cinéaste sur la justice pénale.

Le procès filmé entremêle huis clos judiciaire, et sa mise en accusation publique par un parterre d’hommes mûrs (président de la cour d’assises, avocat général, jurés, avocat de la partie civile et public) d’une jeune femme trop libre pour son époque, et échappées en flash-back vers une jeunesse annonciatrice des modernités (cinématographique, de mœurs) à venir.

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Quelle vérité pour La Vérité de Clouzot ? (1/2)

La Vérité, d’Henri-Georges Clouzot est un film palimpseste dans lequel résonne tout à la fois l’affaire Pauline Dubuisson, condamnée en novembre 1953 aux travaux forcés à perpétuité pour l’assassinat de son ancien amant Félix Bailly, la vie privée de l’actrice Brigitte Bardot aux prises avec les multiples couvertures médiatiques, son interprétation du rôle de Dominique Marceau, jugée pour avoir tué son ancien amant Gilbert Tellier (Sami Frey), et les réflexions du cinéaste sur la justice pénale.

Le procès filmé entremêle huis clos judiciaire, et sa mise en accusation publique par un parterre d’hommes mûrs (président de la cour d’assises, avocat général, jurés, avocat de la partie civile et public) d’une jeune femme trop libre pour son époque, et échappées en flash-back vers une jeunesse annonciatrice des modernités (cinématographique, de mœurs) à venir.

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Clint Eastwood, le justicier et les institutions (3/3)

Clint Eastwood est l’ultime géant de la production étasunienne, à travers ses rôles, ses réalisations, ses productions via sa société Malpaso, voire ses compositions musicales.

Sa persona est présente dans les films, car il n’hésite pas à se mettre en scène, lui, à travers tous les âges de son corps, mais également sa personnalité complexe, tout comme sa famille (ses compagnes, ses enfants…).

C’est la figure du justicier qui se dégage de ce corpus de films, à partir de son personnage de « Dirty » Harry Callahan, soit un héros solitaire, libertarien, en butte aux institutions qui n’a de cesse de dénoncer l’inefficacité et dysfonctionnements de celles-ci, en raison des excès de normes et de bureaucratie, voire de la corruption des élites (policières, judiciaires, politiques).

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