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UNiTerre, au cœur de l’action des défenseurs de l’environnement et des droits humains.

C’est le plus souvent par la nécessité que l’on devient défenseur : pour s’élever contre une injustice concrète, une privation de liberté ou de manifester, la pollution d’un cours d’eau ou la captation des ressources naturelles par une entreprise.

Au sens des Nations unies, le défenseur ne se définit pas par ce qu’il est, ni par son statut professionnel, mais par ce qu’il fait.

Ce podcast donne la parole à celles et ceux qui agissent au quotidien pour défendre leurs droits ou leurs libertés et illustre de façon concrète les dimensions fondamentales d’une action efficace en faveur de la protection de l’environnement et des droits humains.

ONG, citoyens, activistes, journalistes, avocats, lanceurs d’alerte, artistes… Autant de témoignages qui montrent la possibilité pour chacune et chacun de faire bouger les lignes en participant à un mouvement plus grand que soi.

Thématique

Environnement

Musique originale

Marin Hirsinger

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Michel Forst est premier Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement au titre de la Convention d’Aarhus (nommé en juin 2022), ancien Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme (2014-2020), ancien expert indépendant sur la situation en Haïti, ancien président du Comité de coordination des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et ancien Secrétaire général de la CNCDH, ancien directeur de cabinet de Pierre Santé à l’UNESCO, ancien directeur général d’Amnesty International France.

Magali Lafourcade est magistrate, docteure en droit, Secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, ancienne présidente du Comité chargé de l’accréditation auprès des Nations unies des Institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’homme (2017-2020), autrice du Que sais-je consacré aux Droits de l’Homme (PUF, 2018), fondatrice en 2019 de la session de formation continue de l’École nationale de la magistrature consacrée au droit onusien des droits de l’homme, senior expert pour les études menées en France pour l’Agence européenne des droits fondamentaux, directrice de l’Association de préfiguration du musée des féminismes.

épisodes précédents

Les écureuils de l’A69

53 kilomètres. C’est la taille du très controversé projet d’autoroute A69 prévoyant de relier Castres et Toulouse, dans le Tarn.

Un projet dont la réalisation conduirait à détruire des espaces boisés à fort enjeu écologique et contre lequel les militants écologistes se mobilisent depuis l’automne 2023. Certains d’entre eux, surnommés « écureuils », ont adopté un mode d’action original : perchés dans les arbres, ils s’y installent pour éviter leur abattage et protéger les bois.

Le 22 février 2024, après avoir reçu de nombreuses informations préoccupantes quant aux méthodes employées par les forces contre les opposants au projet, Michel Forst, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Défenseurs de l’Environnement au titre de la Convention d’Aarhus s’est rendu dans le Tarn, à Saïx, auprès des écureuils.

Dans cet épisode, Michel Forst revient sur ses constatations, sur la protection effective à accorder à ces défenseurs et sur les voies d’action qui leur sont ouvertes.

Pour aller plus loin :
• Michel Forst, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Défenseurs de l’Environnement au titre de la Convention d’Aarhus, Visite dans le Tarn, France, 22 – 23 février 2024, Déclaration de fin de mission

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Mandat de Rapporteur Spécial au titre de la Convention d’Aarhus : un an après ?

Face à la montée du nombre d’assassinats de défenseurs de l’environnement, à l’intensité des menaces et des représailles auxquelles ils sont confrontés, les États parties à la Convention d’Aarhus ont créé un mécanisme de réaction rapide pour répondre à l’urgence et agir immédiatement : le mandat de Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Défenseurs de l’Environnement.

C’est Michel Forst qui, le 23 juin 2022, a été élu à l’unanimité pour en être le premier titulaire.

Dans cet épisode, Michel Forst revient, au micro de Magali Lafourcade, sur les spécificités propres du mandat de Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Défenseurs de l’Environnement et tire les leçons de sa première année d’exercice en cette qualité.

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COP 28, et après ?

La 28ème Conférence des Parties sur le Climat, dite COP28, est certainement la COP de tous les paradoxes.

Paradoxe de la taille d’abord, puisqu’elle rassemble une centaine de milliers de personnes : délégués de 198 pays, ONG, journalistes, scientifiques, industriels, lobbyistes ou encore financiers.

Paradoxe du lieu ensuite, puisqu’elle se tient à Dubaï aux Émirats arabes unis, ville du gigantisme, du shopping, perçue comme l’antithèse de la sobriété et souvent pointée du doigt comme un haut lieu de criminalité financière et de violations des droits humains.

Paradoxe de sa présidence enfin, qui revient au Sultan Ahmed Al-Jaber, également patron de la compagnie nationale pétrolière émiratie, menant certains commentateurs à surnommer cette COP, la COP pétrole.

Dans cet épisode, Magali Lafourcade échange avec Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement qui, depuis Dubaï, fait le point sur ce qui est attendu de cette COP, l’ambiance qui y règne et les enjeux qui s’y jouent.

Vous avez entendu :
• Des témoignages de militants associatifs de grandes ONG internationales

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Le rôle des journalistes dans l’accès à une information fiable

Dans la perspective d’une démocratie environnementale, l’accès à une information fiable est un impératif. Le premier pilier de la convention d’Aarhus consacre le droit d’accès à l’information en matière d’environnement. Mais une fois cette information accessible, encore faut-il la rendre compréhensible pour permettre son appropriation par le public et sa participation au processus décisionnel.

Les journalistes ont un rôle clé à cet égard, en raison de leur travail de recherche, d’analyse et de diffusion de l’information. Leurs enquêtes révèlent les pressions des groupes industriels, les stratégies pour semer un doute climatosceptique ou encore les petites et grandes lâchetés des gouvernements. Nombreuses rédactions se sont aujourd’hui dotées d’une charte climat et environnement, pour définir un ensemble de principes et d’exigences dans le traitement de l’information autour de ces enjeux.

Quelles sont les évolutions de la profession pour fournir un traitement de l’information à la hauteur de la crise climatique et environnementale ? Quelles entraves les journalistes peuvent-ils rencontrer dans le cadre de leurs enquêtes ? Comment placer la frontière entre l’engagement et le militantisme ? Enfin, de quels espaces les journalistes disposent-ils pour traiter le champ des solutions ?

Pour en parler, Magali Lafourcade reçoit Stéphane Foucart, journaliste chargé de la couverture des sciences au sein du journal Le Monde, en particulier la science de l’environnement et les sciences de la terre.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages et enquêtes, et a reçu plusieurs prix pour la qualité de son travail : le prix du journalisme de la Société européenne de météorologie pour trois articles sur le changement climatiques (2015), le prix du journaliste scientifique de l’année de l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) avec les félicitations spéciales de l’Association of British Science Writers (juin 2016), le grand prix Varenne de la presse quotidienne nationale, et enfin le prix européen du journalisme d’enquête, avec Stéphane Horel, pour une série d’articles sur les Monsanto Papers, parus dans le journal Le Monde (mars 2018).

Pour aller plus loin :
• Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique

Vous avez entendu :
• Une scientifique allemande de l’organisation Scientist Rebellion

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Les différentes catégories de défenseurs de l’environnement

La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme rappelle le droit à chacun à promouvoir et défendre les droits humains et le devoir des États de les protéger.

Pourtant, à travers le monde, les défenseurs de l’environnement sont régulièrement la cible d’États et d’acteurs privés qui tentent de décourager, discréditer et d’entraver leurs actions concrètes.

Pour la seule année 2022, l’organisation internationale Global Witness dénombre 177 défenseurs environnementaux assassinés, soit un assassinat tous les deux jours.

Les rapports des Nations Unies révèlent par ailleurs que les femmes, les enfants et les populations autochtones engagés dans des luttes environnementales sont particulièrement vulnérables à ces menaces.

Pourquoi ? À quelles menaces font-ils face et comment les en protéger ?

Dans ce nouvel épisode d’UniTerre, Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement et Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH, reviennent sur les différentes catégories des défenseurs de l’environnement, les risques particuliers qui pèsent sur eux, et les mesures spécifiques mises en place pour les protéger.

Vous avez entendu :
• Deux militantes éco-féministes du Bassin du Congo et du Salvador

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Réduction de l’espace civique et procédures-bâillons

L’espace civique est l’environnement qui permet à la société civile de jouer un rôle dans la vie politique, économique et sociale de nos sociétés.

L’apport des associations, des syndicats, des défenseurs des droits humains et de l’environnement est considérable. Ils contribuent à l’élaboration des politiques en diffusant des informations, en instaurant un dialogue, en s’unissant pour exprimer leurs points de vue et bien sûr en exprimant leurs désaccords.

Les Nations unies rappellent qu’un espace civique ouvert et pluraliste qui garantit la liberté d’expression et d’opinion ainsi que la liberté de réunion et d’association est indispensable pour garantir le développement et la paix durables.

Pourtant ces dernières années, les rapports des Nations unies indiquent que l’espace civique est de plus en plus menacé par l’augmentation des lois répressives et par les restrictions croissantes sur les libertés d’expression, de participation, de réunion et d’association. Mais aussi par l’intervention de certains acteurs privés, et par la pratique dite des « procédures-bâillons », aussi connues sous l’acronyme SLAPP (Strategic Lawsuits Against Public Participation).

Pour en parler, Magali Lafourcade, secrétaire générale de la CNCDH, reçoit Tiphaine Beau de Loménie, responsable de contentieux et de plaidoyer sur la protection de l’espace civique à Sherpa, qui participe à la Coalition européenne contre les procédures-bâillons (CASE).

Vous avez entendu :
• Une juriste bénévole au sein d’une organisation qui lutte contre les changements climatiques grâce au droit
• « Amarillo » de Leo Arango

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Activistes du climat et désobéissance civile

On peut considérer que la qualité de la vie démocratique se jauge à l’étendue des canaux légaux de contestation. Dès lors, sous quelles conditions les actions de désobéissance civile pourraient-elle être légitimes ?

Cette question est loin d’être théorique, puisque les actions de désobéissance civile se multiplient, en Europe, comme dans le monde. Ce foisonnement d’actions en marge de la légalité et leurs modalités suscitent parfois l’admiration, mais aussi bien souvent l’incompréhension, voire le rejet.

Elles entrent pourtant en résonance avec des combats passés qui, avec succès, sont parvenus à dénoncer des lois injustes et à susciter des progrès pour les droits de toutes et tous.

Que l’on pense aux actions du mouvement suffragiste au Royaume Uni, à Rosa Parks refusant de céder sa place dans un bus de l’Amérique ségréguée, ou aux 343 femmes françaises qui ont affirmé sur la place publique avoir avorté, on distingue bien la tension entre légitimité et licéité, entre actions individuelles et collectives. Et on mesure aussi le long cheminement pour que, dans la non-violence, des changements profonds surviennent.

On en parle avec Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement,  et Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH.

Vous avez entendu :

• Indigo Rumbalow, activiste Just Stop Oil sur les principes qui guident le choix d’action de désobéissance civile
• The Clock, Thom Yorke, The Eraser, 2006

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Justice climatique et environnementale

Le 29 mars 2023, l’Assemblée Générale des Nations unies a adopté une résolution qualifiée par beaucoup d’historique pour clarifier les obligations des États dans la lutte contre le changement climatique. Cette résolution a pu être adoptée après une mobilisation très intense à l’initiative des îles Vanuatu, en première ligne des effets dévastateurs du changement climatique. Elle vise à donner mandat à la Cour internationale de justice de préciser dans un avis les obligations qui incombent aux États dans la protection du système climatique pour les générations présentes et futures.

Cette résolution n’aurait pas pu voir le jour si un mouvement de très grande ampleur ne s’était pas déployé, de façon décentralisée, à l’échelon des juridictions nationales de première instance. Il s’agit du développement des contentieux climatiques et environnementaux.

Pour en parler, Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH, reçoit Camila Perruso, Maîtresse de conférence à l’Université Paul Valéry, Montpellier III, qui a consacré sa thèse de doctorat au « droit à un environnement sain en droit international ».

Vous avez entendu :

• John Knox, professeur de droit international à l’Université de Wake Forest, en Caroline du Nord, et premier expert indépendant sur les droits de l’homme et de l’environnement nommé par le Conseil des droits de l’homme en 2012

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Quelle protection pour les défenseurs de l’environnement et des droits humains ?

La Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations unies en 1998, définit dans son article 1er les défenseurs comme tout individu, groupe ou organe de la société qui protège et promeut les droits humains. C’est ainsi par l’action que l’on mène, qu’elle soit individuelle ou collective, et non par son statut, que l’on devient défenseur, et donc éligible au mécanisme de protection des Nations unies.

Chaque année, on décompte 400 assassinats de défenseurs dans le monde, dont 80% concernent des défenseurs de l’environnement.

Comment les actions des défenseurs permettent de faire évoluer les politiques publiques ? Quelles menaces pèsent sur eux ? Quels moyens sont déployés par la communauté internationale et les États pour les protéger ?

On en parle dans ce premier épisode d’UNiTerre avec Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement,  et Magali Lafourcade, Secrétaire générale de la CNCDH.

Pour aller plus loin :

• La Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations unies le 9 décembre 1998
• Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, 25 juin 1998
• Global witness annual report 2021

Vous avez entendu :

• Témoignage d’une militante malgache de l’environnement
• Bruitage d’eau et chant, Koechlin Bernard, Musique du sud-ouest de Madagascar, 1967-1969, Centre de recherche en Ethnomusicologie

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Bande-annonce | UNiTerre, au coeur de l’action des défenseurs de l’environnement

Au cœur de l’action des défenseurs de l’environnement et des droits humains.

C’est le plus souvent par la nécessité que l’on devient défenseur : pour s’élever contre une injustice concrète, une privation de liberté ou de manifester, la pollution d’un cours d’eau ou la captation des ressources naturelles par une entreprise.

Au sens des Nations unies, le défenseur ne se définit pas par ce qu’il est, ni par son statut professionnel, mais par ce qu’il fait.

Ce podcast donne la parole à celles et ceux qui agissent au quotidien pour défendre leurs droits ou leurs libertés et illustre de façon concrète les dimensions fondamentales d’une action efficace en faveur de la protection de l’environnement et des droits humains.

ONG, citoyens, activistes, journalistes, avocats, lanceurs d’alerte, artistes… Autant de témoignages qui montrent la possibilité pour chacune et chacun de faire bouger les lignes en participant à un mouvement plus grand que soi.

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